Un Letton (par son père) à la peau cuivrée avait, à son corps défendant, éveillé la concupiscence d'un hareng dessalé, dont les manières sucrées trahissaient sans rougir le pêché mignon. Un soir qu'il s'était aventuré au-delà de la petite ceinture, dans un cul-de-sac, le jeune homme tombe, entre chien et loup, sur le libidineux personnage. Électrisé, ce dernier sauvagement l'accule et, armé d'un couteau, contraint le fils de Letton à se dénuder. Or, après s'être fait vaguement flatter les côtes, bichonner les tétons et astiquer le sternum, le pervers s'en fut, apparemment satisfait, laissant l'autre tremblant mais soulagé que ses pires craintes fussent restées sans fondement.

Le Balte n'eut qu'à torse choyer.

Texte envoyé par « Don Luis »
et publié avec son aimable autorisation.