Ce poème est paru dans Formules n°10
LES VIOLENCES URBAINES
Un soleil bien crevassé
Se lève sur l’ancien bois.
Reviens, silence absolu,
Oublie les vers anciens !
Écrivons les banlieues
Si reculées, non viables.
Basse, l’incurie s’envole.
L’essence, voisine, brûla.
Bien sûr, Nicolas se lève ;
Vu les braises, il énonce
« Libérons ces avenues ». Il
Sécurise sa bonne ville.
On a vu ses CRS, lie en bile,
Suer bienveillance. SOS !
Vois le bel ennui crasse :
Rêves, absence, illusions ...
Ô beurs, îliens enclavés,
Oubliés, ceins à l’envers,
Loisirs en cave, en blues ;
Balivernes en coulisse !
Un verbe sans ciel isole
Laves encore nuisibles.
Venin, blessure sociale,
Les violences urbaines.
EC