Ce poème est paru dans Formes Poétiques Contemporaines n°2
LE MÉTRO DE LA LIGNE UN
Il ondule, genre métal.
Loin de là tel un germe
L’annelé modèle rugit.
Lourdement, le génial
Tonne malgré le deuil.
L’orgueil mâle entend
Un gorille démantelé.
Délire mégalo, tunnel,
Elément. Lui, le dragon,
Relie le monde gluant
Le iule grondant mêle
Le monde liant, régulé,
Unit le monde allègre,
Le monde lité, granulé.
Dieu le rallongement !
Il mène la gent lourde
Le gentil monde, la rue.
Il endort l’âme, englue
Tel merlan dégouliné,
L’âge moderne. Nullité
Gentleman il déroule
Le tunnel, dôme argilé.
Il entre, glande, moule
Un endomètre illégal
Un allegro démentiel.
Tel, le danger mouline.
Une légende ramollit,
Elle a un linge de mort.
Le métro de la ligne Un
Déraille longuement.
EC