Le centon est un poème fabriqué à partir de morceaux d'autres poèmes. C'est en quelque sorte un collage. Un des rois du centon est Bernardo Schiavetta avec son poème Almiraphel entièrement constitué de vers de provenances diverses.
Quant à moi, ce ne sont pas toujours des vers que je colle, bien qu'il s'agisse d'alexandrins, de décasyllabes, d'octosyllabes etc. Ce sont aussi parfois des titres de journaux : le Figaro, le Parisien, Libération, le journal du Dimanche, le Dauphiné libéré, 20 minutes, le Canard enchaîné et j'en passe. Voilà déjà plusieurs années que je les classe selon leur nombre de syllabes et leurs rimes, espérant un jour pouvoir en faire un sonnet, mais ce n'est pas évident. En attendant ce sonnet, voici à plus d'un titre, centon d'octosyllabes paru en mars 2005 dans la revue Formules n° 9, (recueil de quelques fausses centuries), et deux rondeaux décasyllabiques. J'y ai joint un quatrain d'alexandrins.
Les autres centons sont des collages réalisés à partir de vers de poètes français comme Baudelaire ou Hugo.